Demandez à quelqu'un combien de temps prendra son projet : il vous répondra en imaginant son déroulement. Demandez combien de temps ont pris les projets comparables : le chiffre change, et il est plus juste. Presque personne ne pose la deuxième question.
En 1993, Kahneman et Lovallo décrivent deux façons de regarder un projet. De l'intérieur, on déroule le scénario : les étapes, les gens, ce qu'on va faire. De l'extérieur, on range le projet dans une famille de cas comparables et on regarde comment ils ont fini.
Le regard de l'intérieur se trompe toujours dans le même sens : trop optimiste, sur les délais comme sur les coûts. Ce n'est pas un défaut de caractère, c'est une façon de raisonner.
Le remède tient en une phrase : avant d'estimer, cherchez à quelle famille de cas votre projet appartient, et ce que cette famille a donné.
Quand le sujet le permet, Kapari affiche un repère chiffré tiré de sa base : un ordre de grandeur documenté sur des cas comparables, avec sa source et son lien.
Deux règles encadrent ce repère. Il doit venir d'une source vérifiée, ouverte et lisible. Et il doit avoir un rapport avec votre décision : un juge automatique écarte les repères hors sujet avant qu'ils n'atteignent votre écran.
Sur les premières mesures, ce filtre a écarté dix repères sur vingt-quatre. Un chiffre juste mais hors sujet fait plus de mal que pas de chiffre du tout.
Les débats internes tournent souvent sur des impressions. Untel trouve que ça passera, untel trouve que non, et personne n'a de point de comparaison.
Un repère vérifié déplace la discussion. On ne parle plus de ce qu'on croit, on parle de ce qui s'est passé ailleurs.
Et quand aucun repère solide n'existe, Kapari n'en invente pas. Il n'en affiche aucun, et le dit.
Kahneman, D. et Lovallo, D. (1993), « Timid Choices and Bold Forecasts: A Cognitive Perspective on Risk Taking », Management Science. Sur la même famille de biais appliquée aux grands projets : Flyvbjerg, B. (2006), « From Nobel Prize to Project Management: Getting Risks Right ».
Kapari compose un panel de voix simulées et en explore les réactions pour vous aider à préparer une annonce. Ce n'est ni un sondage, ni une mesure de l'opinion, ni une prédiction : aucune personne réelle n'est interrogée, et rien ne peut garantir la réaction de vos équipes. Vos salariés et vos clients gardent le dernier mot ; Kapari sert à arriver mieux préparé au moment où vous le leur donnez.
Essayez la démo sur une décision d'entreprise, sans créer de compte : 60 secondes suffisent pour voir si ça vous parle.
Kapari mesure son audience avec Google Analytics, pour savoir combien de personnes lisent ces pages. Rien n'est déposé sur votre appareil tant que vous n'avez pas accepté.